Une barrière de glace se forme là où le toit est plus froid
La chaleur qui s'échappe par la toiture fait fondre la neige en partie haute. L'eau descend, atteint la rive du toit — qui elle, reste froide — et y regèle. La digue grossit à chaque cycle, et l'eau qui s'accumule derrière finit par chercher un chemin sous le revêtement.
Ce qui se voit à l'intérieur
Une auréole au plafond près d'un mur extérieur, une trace d'eau au haut d'un cadre de fenêtre, de la peinture qui cloque : le dégât apparaît souvent loin du point d'entrée réel. C'est pour ça qu'on traite la rive de toit plutôt que la tache.
Le retrait sans casser le revêtement
Une barrière de glace ne se pioche pas. Le retrait se fait progressivement, en dégageant d'abord la neige en amont pour couper l'alimentation en eau, puis en libérant la rive. Les gouttières et les bardeaux ne pardonnent pas les outils tranchants par temps froid.
Le problème revient s'il n'est traité qu'en surface
Retirer la glace règle l'urgence. Mais une digue qui se reforme chaque année pointe presque toujours vers de la chaleur qui s'échappe ou de la ventilation de comble insuffisante — un point à faire évaluer hors saison.