La neige sur un toit ne pèse pas ce qu'on croit
Une accumulation qui a subi un redoux puis un gel ne pèse plus rien de comparable à la même épaisseur de neige fraîche. C'est pour ça qu'on ne juge pas une toiture à la hauteur du banc de neige : deux toits voisins peuvent porter des charges très différentes selon l'orientation, la pente et le passage du soleil.
Ce qui se surveille depuis le sol
Des portes intérieures qui coincent, des fissures neuves dans un plafond, un plafond qui gondole, des craquements inhabituels : ce sont les signes qui justifient de faire évaluer la situation sans attendre. Les toits plats, les toits à faible pente et les sections en contrebas d'un versant plus haut accumulent le plus.
Le dégagement, pas le raclage à blanc
On ne cherche pas à mettre la membrane à nu. Une couche résiduelle est laissée volontairement : elle protège le revêtement des outils et du gel. Le travail se fait par sections, en descendant la charge du côté où elle ne bloquera ni une entrée, ni une sortie de sécheuse, ni un évent.
Ce qui est protégé pendant l'intervention
Gouttières, évents, puits de lumière et sorties de ventilation sont repérés avant de commencer. Les abords sont balisés, parce que ce qui tombe d'un toit tombe vite. Le travail en hauteur suit les règles applicables en matière de protection contre les chutes.